Rencontre avec S. Allary, meilleur ouvrier de France

Etre meilleur ouvrier de France (MOF), le rêve ultime de nombreux coiffeurs. Devenir meilleur ouvrier de France, c’est atteindre l’excellence dans sa spécialité, c’est avoir la chance de devenir ambassadeur de son métier. Le concours réunit chaque année des dizaines de candidats autour d’épreuves autant techniques qu’artistiques. Ce challenge, Sébastien Allary l’a relevé. Mahasoa a rencontré pour vous ce coiffeur Meilleur Ouvrier de France du Rhône en 2015. C’est dans un de ses salons de coiffure lyonnais que nous avons eu la chance de nous entretenir avec lui…

sebastien allary meilleur ouvrier de france coiffeur

Mahasoa : Depuis combien de temps êtes-vous coiffeur ? Comment et pourquoi êtes-vous devenu coiffeur ?

Sébastien Allary : Je suis coiffeur depuis 35 ans… Mon père et mon grand-père était coiffeurs. C’est une histoire de famille ! Depuis petit, je baigne dans le quotidien d’un salon de coiffure. L’odeur des produits, les rouleaux, le contact avec les gens… j’ai toujours connu ça.


Mahasoa : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’aventure Meilleur Ouvrier de France ?

Sébastien Allary : Meilleur Ouvrier de France, tous les métiers confondus, c’est l’excellence. Mon père, Gérard Allary, l’a passé en 1991. Je l’ai beaucoup assisté, et j’ai trouvé ça tellement dur que je me suis dit : “non, je le ferai jamais… j’ai d’autres choses à faire.” ; parce que faire le concours c’est faire une parenthèse dans sa vie, on ne peut pas se consacrer à autre chose que ça. Et puis finalement, au bout d’une trentaine d’années de métier je trouvais que je commençais à m’ennuyer…

coiffeur mof allary
L’épreuve “architecture du futur” © Didier ADAM

J’avais fait le tour, et ça m’est apparu comme une évidence de relever ce défi ultime. Parce que dans le métier, il n’y a pas plus haut, plus dur. Il faut savoir qu’à Lyon ça faisait 18 ans qu’il n’y avait pas eu de Meilleur Ouvrier de France en coiffure.

J’ai donc été Meilleur Ouvrier de France en 2015. En ayant commencé en 2013, c’est un travail qui demande 2 ans de préparation. J’ai comptabilisé à peu près 3300 heures de travail. Si on tient compte du nombre de modèles et des gens annexes, j’ai collaboré avec à peu près 150 personnes sur 2 ans. J’avais 9 épreuves… avec au moins une dizaine de modèles par épreuve avant de trouver la fille qui me va, le cheveu qui me va… c’est tout un ensemble de choses. C’est un tel travail de précision qu’on est obligé de connaître le cheveu par coeur.

Le jury impose des thèmes. L’un d’entre eux était : “architecture du futur”. Il y avait un cahier des charges précis, il fallait s’inspirer d’une oeuvre d’art en architecture. Je me suis inspiré du musée Guggenheim de Bilbao. J’ai fait appel à des musiciens, couturiers, métallurgiste… pour réaliser cette oeuvre. Vraiment, il n’y a pas plus technique que le MOF.


Mahasoa : Quelle est la principale qualité pour devenir MOF ?

Sébastien Allary : Pour devenir Meilleur Ouvrier de France…  il faut de l’humilité. Et il faut faire abstraction de tous ses préjugés, de tous ses a priori sur ce qu’on pense connaître. Il faut accepter de réapprendre le métier.


Mahasoa : Et une fois qu’on l’est ?

Sébastien Allary : Une fois qu’on le devient, c’est la retransmission de ce que l’on sait, envers les gens de son métier… C’est la soif de connaissance, on a compris qu’on était loin de tout savoir… Il faut être curieux.


Mahasoa : On dit que les MOF sont des ambassadeurs… Comment mettez-vous en pratique ce rôle d’ambassadeur ?
Sébastien Allary : On est ambassadeur de son métier, et du rôle que représente le MOF. On cherche à toujours montrer les choses positives de son propre métier. On est ambassadeur de l’excellence, devant les professionnels de la coiffure, devant les clients. Donc, c’est en cela qu’on est ambassadeur de la marque MOF. Par exemple, pendant les shows, les événements, je me dois d’être à la hauteur de ce titre. On nous a donné un titre qui montre qu’à un moment donné on a été capable du meilleur. Il faut savoir montrer les critères d’excellence du milieu. Pour entretenir tout ça on est parrainé par des marques car les shows, représentations, sont des investissements. Nous, on est en partenariat avec KEUNE Haircosmetics.

coiffeur meilleur ouvrier de france allary


Mahasoa : Qu’est-ce qui a changé dans votre métier depuis que vous êtes MOF ?
Sébastien Allary : La plus grosse différence, c’est l’attente des gens ! C’est à double tranchant. Les gens viennent au salon pour ça. Mais le concours nous demande une telle exigence… qu’on est meilleur au quotidien.

Mahasoa : Quels sont vos futurs projets ?
Sébastien Allary : Il n’y a aura pas de projet plus élevé que MOF. Maintenant l’important pour moi est de pérenniser le titre. J’ai redécouvert mon métier, ça m’a re-passionné. Mais sinon, mes projets… on va refaire le salon Sébastien Allary, continuer de travailler sur des shows de coiffure au niveau national et international. Egalement de faire évoluer mon équipe. J’ai collaboré avec Elsa, la manager de mon salon, qui d’ailleurs m’a soutenu et a été à mes côtés tout le temps ! Je souhaite aussi transmettre mes connaissances, faire des formations pour d’autres coiffeurs…

J’ai toujours rêvé d’écrire un livre qui retracerait l’histoire de la coiffure à travers le monde. Je trouve passionnant les origines, les codes de telle ou telle coiffure en fonction d’un pays, d’une tribu, etc. Quelles que soient les régions du monde, l’homme a toujours apporté une grande importance à sa coiffure. Il n’y a personne qui peut vous dire “non mais moi je m’en fous”, ce n’est pas vrai. Même au fin fond d’une tribu, les hommes ont des codes au travers d’une coiffure. La coiffure peut symboliser beaucoup de choses. Donc j’aimerais beaucoup parcourir le monde pour comprendre et apprendre les techniques de coiffure en fonction des coutumes, des différents types de cheveux… Un ancien MOF m’a conforté dans cette envie : Alain Ducher.

Il a étudié et connait parfaitement les techniques des coiffures historiques ! Il en a d’ailleurs écrit un livre. Je l’ai rencontré par le biais de mes entraînements MOF et c’est devenu mon coach principal : on se voyait 3 fois par semaine. C’était passionnant d’être à ses côtés.

Coupe Undercut par Sébastien Allary © Didier ADAM


Mahasoa : Avez-vous un conseil a donné aux coiffeurs qui souhaiteraient être MOF ?

Sébastien Allary : Il faut beaucoup d’abnégation, de courage et de volonté. Il faut être prêt et pouvoir y consacrer beaucoup de temps.

Mahasoa : Comment voyez-vous l’évolution du métier de coiffeur ?
Sébastien Allary : Je sens qu’on revient à une certaine technicité de la coiffure. Aujourd’hui il y a une grande exigence vis-à-vis de la coupe. A l’époque, c’était moins la coupe que la coiffure. J’aimerais que les gens viennent plus souvent chez le coiffeur, un peu comme avant : les femmes allaient au salon de coiffure toutes les semaines !

Mahasoa : Qu’est-ce que vous aimez le plus faire dans votre métier ?
Sébastien Allary : Coiffeur, c’est un métier où l’on peut ne jamais travailler tellement c’est passionnant. Ce que j’aime le plus, c’est de mettre en accord une chevelure avec la personne. Ca ne veut pas dire qu’il n’y a qu’un seul choix, c’est la mettre en accord avec qui elle est en ce moment.
Je coiffe presque tous types de cheveux, le plus difficile est le cheveu afro. Sinon, je suis passionné par la coupe anglo-saxonne. Ils ont révolutionné la coupe au rasoir en introduisant le ciseau. Avec leur méthode, c’est la coupe qui coiffe. Il y a une telle précision dans la coupe que le cheveu va se replacer tout seul. C’est Vidal Sassoon qui a révolutionné la coupe, il a été un grand novateur.

Mahasoa : Avez-vous une devise ?
Sébastien Allary : Ma devise est une citation de Nelson Mandela : “Je ne perds jamais. Soit je gagne soit j’apprends”.
Merci à Sébastien Allary pour cette belle rencontre !

Stéphane G, un salon lyonnais très complet à votre écoute

Parmi les salons de coiffure lyonnais qui rejoignent l’aventure Mahasoa, il y a le salon de coiffure Stéphane G à Lyon 7ème ! Mahasoa a fait plus ample connaissance avec lui…

 

Stéphane G : un salon qui réserve de belles surprises

Dans le 7ème arrondissement de Lyon, au 35 rue de la Thibaudière plus exactement, se situe le salon de coiffure Stéphane G, qui n’est d’ailleurs pas un salon comme les autres… Vous allez comprendre.

Stéphane G est un salon de coiffure mais aussi de bien-être, qui a pour mission principale de satisfaire ses client(e)s en répondant à toutes leurs envies. Au-delà de la coiffure, Stéphane met en avant le dialogue afin de comprendre les souhaits, et attentes de chacun. Il peut ainsi proposer une coiffure ou un relooking adapté à chaque personnalité.

salon stephane g vue exterieure
Salon Stéphane.G

Pour femmes comme pour hommes, le salon propose une belle liste de prestations. Elles complètent les plus connues, voici quelques une de ses prestations  : lissage japonais et brésilien, shampooing américain, maquillage, épilation, barbe, coiffure de mariées. Vous trouverez plus de détails sur son site internet : ici.

Et tout ceci dans une atmosphère zen et intimiste. Vitre opacifiée pour être coiffé en toute discrétion, et des attentions pour se sentir chouchouté !

 

Stéphane G, un coiffeur aux petits soins

Coiffeur-visagiste et expert en relooking, Stéphane est titulaire d’un brevet de styliste-visagiste, spécialisé en morpho-psychologie et en lecture de visage depuis 25 ans. coiffeur visagiste stephane g lyonSon métier, il l’apprécie pour la satisfaction qui se dégage de ses client(e)s lorsqu’il termine une séance. « La joie, la satisfaction que je vois sur le visage de mes client(e)s, c’est du bonheur et un sentiment de mission accomplie » me dit-il.

Ce qu’il aime dans son métier, le côté artistique, créatif, et les techniques qu’il apprend pour connaître les dernières tendances et évolution du métier. « On ne s’ennuie pas » me confie-t-il.

Séance coiffure, relooking coiffure ou relooking complet, Stéphane est un professionnel très attentif. Il met à l’aise ses client(e)s, les écoute et les conseille. Stéphane peut vous aiguillier vers les teintes qui vous correspondent ainsi que les couleurs vestimentaires qui vous vont le mieux (techniques de la colorimétrie vestimentaire ou encore draping) ! Oui, adapter une coiffure à une morphologie et au teint, c’est vraiment ce qu’il aime !

Stéphane, gérant du salon

Les plus du salon Stéphane G : des conseils pour reproduire les coiffures, maquillages et entretenir votre couleur. Des conseils pendant la séance et qu’il vous envoie par mail : un pro jusqu’au bout !

Enfin, j’ai terminé l’entrevue en demandant à Stéphane une de ses devises : “la critique est facile, l’art est difficile” m’a-t-il répondu.

Stéphane G travaille avec les produits Keune et Proraso (pour hommes) ainsi que Inoar Profesionnal (pour le lissage brésilien).

 

Si vous avez envie de prendre rendez-vous chez Stéphane G, n’hésitez pas, vous le trouverez au :

35 rue de la Thibaudière
69007 Lyon
(Métro B et D Saxe-Gambetta)
04 37 70 82 62
Ouvert du mardi au vendredi de 10h00 à 19h00 et le samedi de 10h00 à 17h00.
Retrouvez Stéphane G sur Facebook.

 

Rencontre avec Anya, coiffeuse lyonnaise et rédactrice d’articles pour Mahasoa

Mahasoa a rencontré Anya : une coiffeuse pétillante, débordante d’énergie et enthousiaste à l’idée de nous partager son expertise des cheveux sous forme d’articles/tutos dans le Journal Mahasoa. Elle nous dévoile les dernières tendances et partage ses précieux conseils pour embellir notre potentiel capillaire !

Afin d’en savoir un peu plus sur Anya, nous avons réalisé une interview que nous avons le plaisir de vous partager !

la coiffeuse anya pose sur les quais du Rhône
Anya, sur les quais du Rhône

Bonjour Anya, qui es-tu ? 

Bonjour! J’ai 25 ans, je suis à la fois une fille, une femme et une mère.

D’origines guadeloupéenne et allemande, je suis un vrai caméléon ! Les cheveux afro et européens n’ont aucun secret pour moi.

Je vis sur Lyon depuis maintenant 11 ans. Passionnée de coiffure, j’exerce le métier depuis 9 ans.

Parle-nous un peu de ton parcours ?

J’ai débuté la coiffure à l’âge de 16 ans par le biais de l’apprentissage. J’ai obtenu mon CAP coiffure en 2010, sublimé par un diplôme d’excellence. Par la suite, j’ai pu approfondir mes connaissances en coiffure en validant une Mention Complémentaire et mon Brevet Professionnel.

En 2014, j’ai décidé d’étudier le management avec à la clé un CQP Responsable de salon de coiffure que j’ai obtenu.

Depuis 2016, je travaille en tant que coiffeuse en attendant de réaliser mes projets futurs…

Qu’est-ce que tu aimes dans ton métier de coiffeuse ?

Ce que j’aime avant tout dans le métier de coiffeuse, c’est de rendre les femmes et les hommes beaux ! De les aider à s’aimer. C’est un métier très humain. J’adore ça !

J’ai l’impression que tu aimes partager tes connaissances, ton métier, peux-tu nous en dire plus ?

Les cheveux sont importants dans la vie d’une femme ou d’un homme. Chaque chevelure raconte une histoire.

Être coiffeur, cela va bien plus loin que de laver, couper et coiffer les cheveux. Nous sommes des spécialistes du cheveu. Nous avons validé des diplômes pour cette reconnaissance donc il est tout à fait normal de partager nos connaissances.

La coiffure, c’est une passion pour toi ?

La coiffure est réellement une passion pour moi, et je suis heureuse de faire de ma passion, mon métier. C’est un peu cliché de dire ça, mais oui, je coiffe depuis toute petite. Mes cousines m’ont toujours servi de cobayes (les pauvres ! 🙂 ). J’ai appris à tresser à l’âge de 8 ans. Au collège, j’avais déjà mon petit business. Je tressais à la pause de midi ou lors des permanences en échange de quelques pièces ou bonbons pour les amies proches.

C’est un métier artistique, un métier qui évolue avec le temps car les tendances changent…

As-tu une anecdote que tu as vécu un jour en coiffant quelqu’un ?

J’ai un peu honte d’en parler, par peur de faire peur aux lecteurs(trices)…

J’étais en apprentissage dans une grande enseigne haut de gamme. Depuis quelques jours, mon sèche-cheveux me faisait des scènes. Jusqu’au jour où lors d’une prestation, mon séchoir a pris feu sur la tête de la cliente (pas de blessures 😉 ) mais le pire, c’est que c’était une cliente mystère envoyée par le siège social…

Je vous rassure, ayant une responsable compréhensive, j’ai pu terminer mon apprentissage chez eux.

Qu’aimes-tu mettre en avant dans la relation avec les clients ? 

La CONFIANCE.

Quand un(e) client(e) s’assoit dans le fauteuil du coiffeur, il se passe quelque chose. C’est ce que je préfère dans mon métier. Les personnes que je coiffe aiment se confier. Pourquoi ? Je ne sais pas, c’est magique! Je ne suis pas psychologue ou thérapeute, mais je sais ce que je fais. Cela aide les gens à se sentir bien. Il y a rien de mieux comme récompense pour un coiffeur, qu’un(e) client(e) qui vous dit : “je me sens moi!”, “je me sens belle”…il a tout gagné !

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement en écrivant ces articles sur le Journal de Mahasoa ? 

Écrire des articles pour le Journal de Mahasoa m’apporte de la satisfaction ! J’aime partager, conseiller, échanger… Je trouve ça très excitant !

Quel est selon toi l’avenir du métier de coiffeur ?

Il y a une chose qui me rassure, c’est qu’il y aura toujours des cheveux 🙂 Quelle machine pourrait remplacer le coup de ciseaux d’un artisan coiffeur ? À ma connaissance aucune…Ce métier ne souffrira donc jamais de la délocalisation.

Les tendances changeront, mais c’est à nous en tant que bon coiffeur de suivre des formations régulièrement pour se mettre “à jour”.

As-tu envie de partager un conseil aux jeunes qui ont envie de se lancer dans le métier de coiffeur ?

Lancez-vous que si cela vous plaît réellement. Quel plus beau métier que de vouloir embellir les femmes et les hommes ?

la coiffeuse anya tenant un miroir à la fin d'une coupe
Anya, terminant une coupe

Retrouvez les articles d’Anya sur le Journal Mahasoa !

À très vite !